Député de la 6e circonscription de Seine-et-Marne

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Biographie

Origines familiales

Jean-François Copé est le fils aîné de Monique Ghanassia, Française dont la famille juive séfarade était originaire d'Alger en Algérie, et du professeur Roland Copé, chirurgien gastro-entérologue proctologue, Français d'origine juive ashkénaze roumaine. Son frère Jean-Fabrice est né en juillet 1980, sa sœur Isabelle en décembre 1966.

Du côté paternel, son grand-père Marcu Hirs Copelovici, fils de Copel et Zleta, originaires de Bessarabie, est un médecin né à Iaşi dans l'Est de la Roumanie au début du XXe siècle. Fuyant l'antisémitisme de son pays, il émigre en France à Paris en 1926. Le grand-père choisit par décret de francisation de changer son prénom et son nom pour Marcel Copé. Il se marie peu après avec Gisèle Lazerovici, fille de Ghidale Lazerovici, comptable. En octobre 1943, le couple échappe avec ses deux enfants à la rafle d'Aubusson (le père de Jean-François Copé a alors 13 ans) en trouvant refuge dans la famille Leonlefranc, honorée par la suite du titre de Justes. En 1965, âgé de 64 ans, Marcel Copé décède en Israël. Jean-François Copé fait de la persécution et du sauvetage de ses parents « une part essentielle de son engagement politique ».

Du côté maternel, son grand-père Ismaël André Ghanassia, fils de Moïse Ghanassia et Djouhar Soussi, originaires de Miliana, est avocat à Alger. Son épouse, Lise Boukhabza, est la petite-fille d'un rabbin originaire de Tunisie et sa mère est originaire de Tétouan au Maroc. André Ghanassia, son épouse et leurs trois enfants, dont Monique, quittent Alger pour la métropole dans les années 1950, peu après les débuts de la guerre d'Algérie.

Études

Jean-François Copé effectue sa scolarité à l'école active bilingue Jeannine-Manuel dans le 15e arrondissement de Paris et au lycée Victor-Duruy du 7e arrondissement de Paris. Il obtient en 1981 son baccalauréat en série B (économique et social) avec la mention bien, ce qui lui permet d'intégrer directement Sciences Po. Il effectue son service militaire en 1986, puis entre l'année suivante à l'ENA dans la promotion Liberté-égalité-fraternité (1987-1989).

Il suit des séminaires de formation en nouvelle gestion publique (new public management) aux États-Unis où il étudie le « benchmarking », c’est-à-dire l’approche comparatiste des pratiques internationales performantes.

Vie privée

Le 1er juin 1991, Jean-François Copé épouse Valérie Ducuing, consultante en relations publiques chez Veolia. De ce premier mariage, naissent une fille et deux fils. Ils divorcent en 2007.

Il a une deuxième fille, née en 2010 de son union avec Nadia Hamama, son attachée parlementaire depuis 2008. Le couple se marie le 3 décembre 2011, à la mairie de Meaux,.

Il se déclare « juif non pratiquant » et « veille à demeurer, avant tout, le représentant d'une autorité laïque » : « Ma communauté, c'est la communauté nationale. »

Carrière professionnelle

De 1989 à 1991, Jean-François Copé est administrateur civil à la Caisse des dépôts et consignations (CDC). De 1991 à 1993, il est directeur de cabinet du président du Crédit local de France. De 1990 à 1993, il est maître de conférences d'économie et de finances locales à Sciences Po. De 1998 à 2002, il est professeur associé à l'université Paris VIII.

Dans le même temps, de 2000 à 2002, il est membre du conseil de surveillance de Dexia Crédit local de France et président du conseil d'administration de l'Institut des managers du développement local.

En mai 2007, bénéficiant du décret permettant aux anciens ministres et parlementaires de devenir avocats sans formation spécifique ni examen, il obtient le certificat d'aptitude à la profession d'avocat (CAPA) et prête serment devant la cour d'appel de Paris. À partir de septembre 2007, il exerce à temps partiel, pour 20 000 € par mois, dans le cabinet d'avocats d'affaires Gide Loyrette Nouel, l'un des plus importants de France, chargé par exemple de conseiller l'État dans le projet de fusion GDF-Suez. En novembre 2010, lors de sa nomination comme secrétaire général de l'UMP, il annonce qu'il cesse d'exercer dans le cabinet, mais continue son activité de conseil « à titre individuel ».

De fin 2009 à fin 2010, il siège bénévolement au sein du comité consultatif de Lutetia capital, un fonds d'investissement agréé auprès de l'AMF.

Il est membre du club Le Siècle et de la Commission Trilatérale.

En juin 2014, après sa démission de la présidence de l'UMP, il annonce reprendre son activité d'avocat après son inscription au barreau de Paris.

Début 2015, il donne des cours en anglais à Sciences-Po Paris aux côtés de Jean-Yves Gontier sur le rôle de la loi, des politiques publiques et des institutions dans une économie globale ; tout en continuant à animer son club Génération France.fr autour de débats sur l'éducation, la sécurité, l’attractivité économique de l'Ile-de-France, l'après 11-janvier avec Marcel Gauchet ou la réforme du Code du Travail.

Carrière politique

Débuts

De 1993 à 1995, Jean-François Copé est membre de la cellule de réflexion économique de Jacques Chirac animée par Nicolas Sarkozy. Il devint ensuite directeur de cabinet de Roger Romani, ministre délégué aux Relations avec le Sénat, chargé des rapatriés, dans le gouvernement Balladur.

Il soutient Jacques Chirac lors de l'élection présidentielle de 1995. La même année, il devient délégué général au projet de société au RPR. Il fait alors partie de la « task force Juppé » (à l'époque Premier ministre et président du RPR) en matière d'idées. De 1998 à 2001, il exerce la fonction de secrétaire national du RPR, chargé de l'économie, puis de la formation. De 2001 à 2002, il est secrétaire général adjoint du RPR, chargé du projet d'alternance.

Mandats locaux

Jean-François Copé se présente sans succès à sa première élection lors des cantonales de 1992 à Villeneuve-Saint-Georges.

Il est élu maire de Meaux (chef-lieu d'arrondissement de Seine-et-Marne) en 1995, à l'âge de 31 ans, puis est réélu en 2001 et 2008 et 2014.

Il se fixe deux priorités : la rénovation urbaine et la sécurité.

En matière de rénovation urbaine, il lance le « plan Marshall » destiné à revoir entièrement le centre ville de Meaux au niveau architectural et de son urbanisme. En juin 2011, il fait détruire trois tours géantes Genêt, Hortensia et Iris, datant des années 1960 remplacées par des logements à taille humaine, supposés privilégier la mixité sociale. L'opération est financée par l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) et par Meaux Habitat. La rénovation urbaine s’accompagne d’une volonté d’amélioration de l’environnement avec la création du parc naturel du Pâtis sur 150 hectares (grand prix de l'environnement des Villes d'Île-de-France 2006, dans la catégorie Espaces verts et Paysage) et du bien-être des Meldois avec l’opération « Meaux plage » depuis 2006.

En matière de sécurité, la ville déploie depuis 2003 un réseau de vidéosurveillance. En 2011, le dispositif compte environ cent quarante caméras, réparties dans toute la ville accompagné d’une augmentation de l’effectif de la police municipale à cent cinquante agents. La délinquance aurait baissé de 11 % entre 2002 et 2008. Sur le plan économique et de l’emploi, Jean-François Copé souhaite ramener l’activité commerciale dans la communauté d'agglomération du pays de Meaux en imposant comme pôle économique de l’est francilien le parc d’activités du pays de Meaux qui devrait ouvrir ses portes fin 2012 et créer à terme près de 4 000 emplois.

Sur le plan culturel, il lance en 2003 le festival Muzik'Elles, consacré aux artistes féminines qui fête en 2014 sa 10e édition. Il inaugure le 11 novembre 2011, en présence de Nicolas Sarkozy, le musée de la Grande Guerre du pays de Meaux consacré à la Première Guerre mondiale.

En 2005, il redevient maire de Meaux après la démission d'Ange Anziani. À la suite des élections municipales de mars 2008, il est réélu à la mairie de Meaux pour un troisième mandat, la liste qu'il conduisait ayant recueilli 67,74 % des suffrages exprimés au premier tour. Lors des élections municipales de 2014, la liste conduite par Jean-François Copé remporte 64,30 % des voix dès le premier tour, ce qui conduit à sa réélection pour un quatrième mandat de maire.

Il est conseiller régional d'Île-de-France de 1998 à 2007.

Fonctions parlementaires

Élections

Au mois de juin 1995, il devient député de la 5e circonscription de Seine-et-Marne, à la suite de la nomination de Guy Drut dans le premier gouvernement Juppé. De 1995 à 1997, il est le benjamin de l'Assemblée nationale.

Lors de la campagne législative anticipée de 1997, Jean-François Copé est chargé du projet du RPR puis de la majorité et est le porte-parole de campagne de son parti. Le projet qu'il présente prône des économies budgétaires fondées sur une baisse des dépenses de l’État, et le transfert des recettes des privatisations vers le désendettement.

Il se présente également comme le plus jeune député battu en 1997, à l'issue d'une triangulaire RPR-PS-FN, ce que relaie la presse. Cependant, si l'affirmation répétée de Jean-François Copé est juste sur la forme, elle est fausse sur le fond. En effet, Jean-François Copé est député suppléant de la 5e circonscription ; or, un député suppléant sortant n'a pas le droit de se présenter contre son député titulaire sortant et qui se représente, ce qui est le cas de Guy Drut en 1997. Jean-François Copé se présente alors dans la 6e circonscription voisine, qui s'avère plus difficile et où il échoue face à la socialiste Nicole Bricq qui s'y présente aussi pour la première fois : Jean-François Copé n'est donc pas battu mais rate son parachutage.

Le 16 juin 2002, au second tour des élections législatives, il est élu député de la sixième circonscription de Seine-et-Marne. Cinq ans plus tard, le 10 juin 2007, il est réélu député dans la même circonscription, au premier tour des élections législatives, avec 54,26 % des suffrages exprimés. Il quitte sa fonction de conseiller régional durant l'été 2007 pour respecter les règles sur le cumul de mandats, son siège revenant à Jean-François Robinet. Il est réélu en juin 2012, avec 59,63 % des voix au second tour.

Actions en tant que député

Durant son premier mandat, il est chargé des questions budgétaires au groupe parlementaire RPR. En 1996, il fait adopter un amendement accroissant les avantages fiscaux pour les entreprises s'installant en zone de redynamisation urbaine.

Fonctions ministérielles

Jean-François Copé est membre des gouvernements Raffarin I et Raffarin II, de 2002 à 2004, en tant que secrétaire d'État aux relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement sous Jacques Chirac. Il est alors le benjamin des ministres. Nommé au gouvernement, il devient premier adjoint au maire de Meaux, obéissant à la règle non-écrite de non-cumul d’une fonction ministérielle avec la tête d’un exécutif local. Il demeure néanmoins président de la communauté d'agglomération de Meaux.

Fin 2003, il promeut un dispositif d'exonération de l'impôt sur les plus-values des grandes entreprises en cas de vente de leurs titres de participation, appelé en pratique « niche Copé ».

Jean-François Copé conduit la liste de l'UMP au premier tour, puis la liste d'union avec l'UDF au second tour des élections régionales des 21 et 28 mars 2004 en Île-de-France. À la suite de la victoire de la liste socialiste conduite par Jean-Paul Huchon, il renonce à prendre la tête du groupe UMP au conseil régional d'Île-de-France, que conserve Roger Karoutchi.

Il devient, en mars 2004, ministre délégué à l'Intérieur, tout en demeurant porte-parole du gouvernement. Le 29 novembre 2004, il est nommé ministre délégué au Budget et à la Réforme budgétaire du troisième gouvernement Raffarin et conserve ses attributions de porte-parole du gouvernement. Il est reconduit dans ces fonctions le 3 juin 2005, dans le gouvernement Dominique de Villepin, avec en complément la responsabilité de la Réforme de l'État.

En 2005, il est au centre d'une polémique car il occupait un logement de fonction, plus grand que ce qu'autorisent les consignes ministérielles (230 m2 au lieu de 120 m2 à 140 m2), dans le 16e arrondissement de Paris, bien qu'il disposât par ailleurs d'un appartement privé à Paris. Jean-François Copé se justifie alors par le fait qu'il faisait réaliser un certain nombre de travaux dans cet appartement, et qu'il y emménagerait après que son épouse, alors enceinte, aurait accouché. Cette polémique intervient en même temps que l'affaire Gaymard, qui conduit le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin à instaurer de nouvelles règles en la matière.

Il lance son club de réflexion, Génération France.fr, le 13 décembre 2006.

Président du groupe UMP à l'Assemblée nationale

Il est élu, le 20 juin 2007, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale par 256 voix, contre 44 à Alain Joyandet. À ce poste, après avoir subi de vives critiques de la part de certains parlementaires membres du groupe UMP, comme ceux qui s'opposent à la réforme de la carte judiciaire en novembre, il s'impose comme un homme fort de la majorité, relais entre les parlementaires et l'exécutif, n'hésitant pas à exprimer ses distances avec le gouvernement. Après s'être vu confier par le Premier ministre, François Fillon, une mission sur la modernisation du Parlement au premier semestre 2007, il préside en 2008 la commission « pour une nouvelle télévision publique », pour étudier la mise en place de la proposition présidentielle du retrait de la publicité dans l'audiovisuel public. En 2009, il s'oppose sans succès à l'augmentation de la redevance audiovisuelle.

Fin 2009, Jean-François Copé prend position dans le débat sur le voile intégral et propose le vote d'une loi interdisant la dissimulation du visage dans l'espace public,. Celle-ci est votée en octobre 2010 et promulguée en avril 2011. Elle est validée par la CEDH en 2014.

À la tête de l'UMP et principal chef de l'opposition

Le 17 novembre 2010, Jean-François Copé devient secrétaire général de l'UMP en remplacement de Xavier Bertrand, qui retourne au gouvernement mais doit abandonner son poste à la tête du parti présidentiel. Fin 2010-début 2011, il fait voter une loi relative à la représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein des conseils d'administration et de surveillance des sociétés françaises, appelée « loi Copé-Zimmermann ». Après la défaite de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle de 2012, il autorise la création de courants au sein de l'UMP. Le 26 août 2012, à Châteaurenard, il se déclare candidat à la présidence du parti, vacante pendant le mandat présidentiel de Nicolas Sarkozy, et compose un « ticket » avec Luc Chatel pour la vice-présidence du parti et Michèle Tabarot pour le secrétariat général. Durant la campagne, alors que François Fillon, donné largement gagnant dans les sondages auprès des sympathisants de droite, cherche à se distinguer de l'ancien président de la République, Jean-François Copé s'en revendique et défend « la droite décomplexée ». Dans le Manifeste pour une droite décomplexée qu'il publie fin 2012, il certifie de son admiration envers l'ancien président, et s'engage à être à ses côtés, quelles que soient les décisions qu'il puisse prendre dans le futur. Dans les dernières semaines de la campagne, les partisans de Jean-François Copé font état de la « dynamique » de sa campagne et la presse commence à mettre en doute les sondages, qui portent sur les sympathisants et non les adhérents de l'UMP. Le soir du scrutin, le 18 novembre 2012, les deux candidats revendiquent la victoire. Jean-François Copé est proclamé vainqueur le lendemain, par 50,03 % des voix, par la Commission d'organisation et de contrôle des opérations électorales (COCOE). Ce résultat est contesté par les partisans de François Fillon. Après une semaine d'atermoiements politiques et médiatiques, la Commission nationale des recours (CONARE) – contestée dans sa composition par le camp Fillon – le proclame à nouveau vainqueur, cette fois avec 50,28 % des voix. François Fillon et ses partisans refusent toujours de reconnaître l'élection de Jean-François Copé, créent à l'Assemblée nationale un groupe parlementaire distinct du groupe UMP, le Rassemblement-UMP, et évoquent la possibilité de saisir la justice,. À cette occasion, un ouvrage publié par deux journalistes affirment que l'équipe Copé a triché,, tandis que les partisans de ce dernier dénoncent des irrégularités ayant profité à François Fillon dans des bureaux des Alpes-Maritimes et en Nouvelle-Calédonie. Fin décembre 2012, un accord est finalement trouvé entre Jean-François Copé et François Fillon, le premier acceptant l'organisation d'un nouveau scrutin en septembre 2013 et la réforme des statuts qu'il avait demandée, le second de dissoudre le groupe parlementaire dissident qu'il avait créé. Cette décision est entérinée par le bureau politique du parti le 18 du même mois. Fin mai 2013, un nouvel accord entre les deux hommes prévoit de demander aux militants s’il est nécessaire d’organiser une nouvelle élection pour la présidence de l'UMP. Le 30 juin 2013, à l'issue d'un congrès extraordinaire, les militants de l'UMP, de peur de voir les dissensions internes ravivées, votent largement pour le maintien de Jean-François Copé à la tête du parti jusqu'en novembre 2015.

Le début du mandat de Jean-François Copé est notamment marqué par l'engagement d'une grande partie de l'UMP dans l'opposition au projet de loi ouvrant le mariage aux personnes de même sexe. Affirmant être en faveur de l'ouverture du mariage aux personnes homosexuelles mais contre la possibilité pour celles-ci d'adopter et contre la PMA et la GPA, il participe aux grandes manifestations de janvier, mars et mai 2013.

Sur le plan économique, pendant les deux premières années du quinquennat de François Hollande, l'UMP dénonce la hausse continue du nombre de chômeurs malgré la promesse d'« inversion de la courbe du chômage » du président de la République, ainsi que les hausses d'impôts décidées par le gouvernement Ayrault et le non-respect de l'engagement de la France de revenir aux 3 % de déficit budgétaire. En février 2013, Jean-François Copé annonce le dépôt par l'UMP d'une motion de censure contre la politique économique du gouvernement, motion qu'il défend le 20 mars 2013, mais qui est finalement rejetée par la majorité de gauche,. Sur le plan international, tout en « s'inquiétant » de la solitude de la France, il soutient l'intervention française au Mali.

À la suite du rejet des comptes de campagne de la présidentielle de 2012 de Nicolas Sarkozy qui prive l'UMP, déjà lourdement endettée, de près de 11 millions d'euros de financements publics, Jean-François Copé lance, le 4 juillet 2013, une « grande souscription nationale » auprès des Français. Cette souscription reçoit le soutien de Nicolas Sarkozy et permet en deux mois de recueillir 11 millions d'euros auprès de sympathisants UMP. L'opération est considérée comme un grand succès par Jean-François Copé, qui note que « l'UMP a réalisé la plus importante collecte jamais réalisée par un parti politique de la Ve République », tandis que certains médias soulignent l'importance de la déduction fiscale (66 %) accompagnant ces dons.

En mars 2014, Le Point met en cause nommément Jean-François Copé, pour ses liens avec les dirigeants de la société de communication Bygmalion et de sa filiale Event&Cie, fournisseurs de l'UMP pendant les campagnes électorales de 2012. Jean-François Copé dénonce un « coup monté » à l'approche des élections municipales et poursuit Le Point en justice. Lors de la campagne des élections européennes de mai 2014, après la victoire de la droite aux élections municipales de mars, les dissensions internes au sein du parti réapparaissent, à la fois entre europhiles et eurosceptiques, mais aussi entre pro-Copé et pro-Fillon. Le 26 mai, lendemain des élections européennes, le bras droit de Jean-François Copé, Jérôme Lavrilleux, reconnaît avoir organisé avec la société Bygmalion un système de surfacturation lors des campagnes de 2012, mais affirme que Jean-François Copé n'a « pas été mis au courant de cette dérive en volume de dépenses. » Le 27 mai, lors d'un comité directeur de l'UMP, sur proposition de la trésorière Catherine Vautrin, Jean-François Copé est contraint d'accepter une démission de l'ensemble de la direction de l'UMP, cette démission étant annoncée pour le 15 juin suivant. En attendant la tenue d'un congrès extraordinaire en octobre 2014, il est remplacé par une direction collégiale transitoire, composée des anciens Premiers ministres François Fillon, Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin,.

Le lendemain, Jean-François Copé écrit une longue lettre aux adhérents de l'UMP dans laquelle il affirme avoir eu connaissance des surfacturations « il y a douze jours » lors d'une réunion à l'UMP le 16 mai 2014, à la suite de la parution d'une enquête détaillée de Libération le 14 mai 2014. Dans cette lettre, Jean-François Copé réaffirme que son « intégrité est totale ». Jean-François Copé est entendu en audition libre le 28 juillet 2015 par les magistrats en charge de l'enquête, dont Renaud Van Ruymbeke. Il réaffirme qu'il n'était au courant de rien, de même que Nicolas Sarkozy, qui est entendu séparément en septembre 2015. Les mises en examen prononcées en septembre 2015 concernent 13 personnes dont ne fait pas partie Jean-François Copé : elles incluent 4 dirigeants de la société Bygmalion, 4 responsables de la campagne de Nicolas Sarkozy, 3 anciens salariés cadres de l'UMP et 2 experts-comptables de la campagne.

Jean-François Copé est à nouveau entendu le lundi 8 février 2016 par les juges d'instruction. Il ressort de cette audition libre et n'est l'objet d'aucune poursuite, « la justice ne disposant d'aucun élément justifiant une mise en examen ».

Mise en retrait et retour en 2016

Jean-François Copé est remplacé à la tête de l'UMP le 10 juin 2014. Il décide de continuer à participer au bureau politique de l'UMP, dont il est membre de droit. Il dépose le 20 juin deux propositions de transparence de la vie politique. Le 24 juillet 2014, en conformité avec la loi du 11 octobre 2013, la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique publie sur son site les déclarations d'intérêts des parlementaires pour la période 2009-2013. Jean-François Copé, qui a déclaré des revenus d'avocat, de conférencier, ainsi que des droits d'auteur, apparaît dans les classements des parlementaires les plus aisés diffusés par des médias publics ou privés.

Il est mis en examen, début février 2015, ainsi que Catherine Vautrin, pour « abus de confiance » dans l'enquête sur le paiement par l'UMP d'une somme de 516 615 euros, due selon la décision de la CNCCFP par Nicolas Sarkozy. L'avocat de Jean-François Copé de son côté invoque « l'analyse des services juridiques de Bercy ». En septembre 2015, Jean-François Copé bénéficie d'un non-lieu à l'instar de Catherine Vautrin, ce qui clôture le dossier,.

En tant qu'ancien président de l'UMP, il devient en mai 2015, l'un des 18 membres de droit du bureau politique de la nouvelle formation Les Républicains.

Le retour de Jean-François Copé sur le devant de la scène politique a lieu en janvier 2016, notamment avec la sortie du livre Le Sursaut français,. Le 14 février 2016, sur le plateau du 20h de France 2, il annonce sa candidature à la primaire présidentielle des Républicains de 2016.

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