Députée de la 6e circonscription de Paris

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  • ⏱️32 minutes. C'est le temps qu'il faut au PDG de Carrefour pour gagner l'équivalent de 1000€, soit la prime promis… twitter.com/i/web/status/1…

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  • @JoelleRazana bonjour je cherche à vous joindre, pourriez vous m'envoyer un DM, merci :)

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  • @AlainGerlache bonjour je cherche à vous joindre. Pouvez vous m'envoyer un DM ? merci :)

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Biographie

Origines et études

Fille aînée d'une mère professeur de physique-chimie et d'un père cheminot, tous deux syndicalistes, Cécile Duflot passe toute son enfance et son adolescence à Montereau-Fault-Yonne(Seine-et-Marne), dans le quartier de Montereau-Surville (à l'école Jules-Ferry, au collège, puis au lycée André-Malraux). À 17 ans, pour éviter de longs trajets, elle quitte ses parents et s'installe dans une dépendance de la maison de son grand-père à Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne).

Elle obtient un bac B en 1992, puis un DEA de géographie à l'université Paris-VII Diderot en 1997, et milite parallèlement au sein de la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC) et de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO). Outre ses études, elle est écrivain public à la prison de la Santé avec le Groupement étudiant national d'enseignement aux personnes incarcérées (Genepi) et multiplie les petits boulots (baby-sitteuse, testeuse de médicaments, standardiste, télémarketeuse). En 1998, elle réussit le concours de directeur de la Protection judiciaire de la jeunesse et est admise sur titres à l'ESSEC dont elle sort diplômée, par la voie de l'apprentissage, en économie urbaine en 2000. Cette urbaniste de profession exerce alors dans un groupe immobilier spécialisé dans le logement social à Créteil, d'abord à temps plein, puis à temps partiel depuis son entrée à la direction des Verts en 2003.

Vie privée

De son premier mariage, Cécile Duflot a un fils et deux filles. En 2006, elle entretient une relation avec Jean-Vincent Placé. En 2008, elle donne naissance à une troisième fille avec Xavier Cantat (frère aîné de Bertrand Cantat, chanteur du groupe Noir Désir).

Carrière politique

Débuts

Elle adhère aux Verts en 2001 et se présente la même année aux élections municipales à Villeneuve-Saint-Georges. Elle y devient conseillère municipale dans l'opposition en juin 2004.

En janvier 2003, Cécile Duflot est élue au collège exécutif, l'instance de direction des Verts. Elle organise notamment l'acquisition par les Verts de leur siège national. Elle devient porte-parole du parti en janvier 2005. Candidate à l'investiture des Verts pour l'élection présidentielle de 2007, elle recueille 23,29 % des voix au premier tour le 21 avril 2006, derrière Dominique Voynet (35,45 %) et Yves Cochet (28,33 %).

Secrétaire nationale des Verts

Le 16 novembre 2006, elle est élue secrétaire nationale des Verts par le Conseil national inter régional, succédant ainsi à Yann Wehrling. À 31 ans, elle devient alors la plus jeune secrétaire nationale.

Lors des élections législatives de 2007, elle est la candidate des Verts dans la 3e circonscription du Val-de-Marne, et recueille 3,55 % des voix.

Lors des élections municipales de mars 2008, elle se présente à Villeneuve-Saint-Georges, en deuxième position de la liste unissant le PS, le MRC, le PRG et les Verts derrière le socialiste Laurent Dutheil. La liste obtient 24,36 % et fusionne avec celle de Sylvie Altman (PCF, 28,79 %). La liste conduite par cette dernière l'emporte au second tour avec 49,53 % des suffrages dans une triangulaire face aux listes de l'UMP et du FN. Elle devient alors la 3e adjointe au maire à l'urbanisme, à l'aménagement et au développement soutenable,.

Le 6 décembre 2008, elle est réélue secrétaire nationale des Verts avec 70,99 % des suffrages. Avec Jean-Luc Bennahmias, elle est l'une des rares secrétaires de son parti à exercer un second mandat consécutif, Dominique Plancke ayant réalisé trois mandats d'un an.

Lors de son premier mandat, elle a œuvré au sein des Verts à un développement de la politique d'ouverture et à la création du rassemblement de la mouvance de l'écologie qui présentera les listes Europe Écologie aux élections européennes de 2009. Elle est candidate à ce scrutin en dernière place, non éligible pour ne pas cumuler une autre fonction avec son mandat de secrétaire nationale.

La stratégie du rassemblement connaît le succès, les listes d'Europe Écologie recueillant 16,28 % des suffrages et 14 députés européens, six points au-dessus du précédent record historique des Verts, en date de 1989. Cécile Duflot se prononce alors pour la poursuite de ce rassemblement et la création de listes autonomes aux élections régionales de 2010. Le 25 août 2009, elle annonce son intention d'être tête de liste en Île-de-France pour défendre un projet écologiste pour la région.

Défendant la fiscalité environnementale à l'université d'été du Parti socialiste, elle est reçue le 3 septembre 2009 à l'Élysée par Nicolas Sarkozy pour évoquer la contribution climat-énergie. À la suite de la présentation des modalités de la taxe carbone, elle fait part de son opposition la jugeant en l'état « injuste socialement et inefficace écologiquement ».

Conseillère régionale d'Île-de-France

Le 14 novembre 2009, Cécile Duflot lance sa campagne en tant que tête de liste Europe Écologie en Île-de-France. Elle présente des listes du rassemblement des écologistes où sont notamment présents Robert Lion, Augustin Legrand, Caroline Mécary, Stéphane Gatignon, Safia Lebdi, Emmanuelle Cosse et Pierre Larrouturou. Sa campagne est axée sur la transition écologique de l'Île-de-France ; parmi ses propositions phares : une aide à la transition vers les emplois verts (170 000 emplois verts dans l'isolation, les énergies renouvelables ou l'agriculture de proximité), un Passe Navigo à zone et tarif uniques, 60 lignes de bus express, 3 000 médiateurs de la tranquillité publique.

Lors du premier tour de scrutin, le 14 mars 2010, sa liste rassemble 16,58 % des suffrages, plus que le score national des listes Europe Écologie (12,18 %). Entre les deux tours, elle mène les négociations d'alliance avec le Parti socialiste, et est tête de liste dans le Val-de-Marne sur la liste de Jean-Paul Huchon.

Au second tour, Cécile Duflot est élue conseillère régionale sur une liste fusionnée avec celles de Jean-Paul Huchon et de Pierre Laurent. Elle est élue présidente du groupe Europe Écologie le 22 mars 2010. Le nombre d'élus écologistes est passé de 24 à 50 élus, ce qui fait du groupe Europe Écologie la troisième force au conseil régional, après le PS et l'UMP. Conformément à la règle interne des Verts, elle démissionne de son mandat d'adjointe au maire de Villeneuve-Saint-Georges en mars 2011.

L'une des premières décisions du conseil régional est de demander aux établissements financiers qui travaillent avec la région de fournir des éléments permettant de vérifier l'absence de liens avec des paradis fiscaux.

Secrétaire nationale d'Europe Écologie Les Verts

En août 2010, Cécile Duflot, secrétaire nationale d'Europe Écologie Les Verts, exprime ses réticences à être candidate à l'élection présidentielle de 2012, hypothèse qui lui fait « peur » et pour laquelle elle affirme ne pas avoir « les épaules assez larges ».

Elle conduit la transition des Verts vers un nouveau parti pour intégrer les militants venus par les campagnes Europe Écologie des élections européennes de 2009 et régionales de 2010 au sein d'Europe Écologie Les Verts. Ce changement est approuvé par 84 % des adhérents au processus d'Europe Écologie et par 85,1 % des militants des Verts.

Fin 2010, le magazine américain Foreign Policy, la classe 32e dans sa liste des 100 penseurs globaux (global thinkers) de 2010, avec Marina Silva, Monica Frassoni et Renate Künast, entre Joseph Stiglitz, David Cameron et Thomas Friedman pour avoir conduit les Verts français à des scores importants aux élections européennes et régionales.

En mai 2011, la motion qu'elle conduit avec Pascal Durand et Philippe Meirieu obtient 50,25 % des suffrages des militants d'EELV, contre 26,55 % pour la motion conduite par Daniel Cohn-Bendit et Marie Bové. Le 4 juin 2011, elle est reconduite à la tête d'EELV avec 92,7 % des votes des 600 délégués réunis lors du premier congrès fédéral à La Rochelle.

Elle signe un accord entre entre Europe Écologie Les Verts et le Parti socialiste pour 2012. Il contient des dispositions programmatiques (environnement, social, démocratique) et le fait que le PS soutiendra des candidats écologistes dans 60 circonscriptions, pour prévoir un groupe de "25 à 30 députés" pour les écologistes en cas de victoire de la gauche. Cet accord est ratifié par le conseil fédéral d'EELV à 73%.

Le 15 novembre 2011, elle annonce qu'elle sera candidate dans la 6e circonscription de Paris à l'élection législative de 2012. Cette investiture s'effectue dans le cadre de cet accord. Ce « parachutage » dans une circonscription acquise à la gauche où la députée socialiste sortante, Danièle Hoffman-Rispal avait obtenu 69,12 % des voix en 2007 crée des tensions entre le maire de Paris, Bertrand Delanoë, et EELV. Après avoir envisagé de maintenir sa candidature, Danièle Hoffman-Rispal cède aux pressions de son parti et accepte d'être la suppléante de Cécile Duflot.

Ses méthodes de gouvernement sont dénoncées en interne, avec les départs successifs de personnalités de premier plan du parti comme Nicolas Hulot, Daniel Cohn-Bendit et Noël Mamère. Ce dernier évoque ainsi une gouvernance de Cécile Duflot « à la manière d'un clan » pour expliquer son départ du parti en janvier 2014.

Ministre de l'Égalité des territoires et du Logement

Le 16 mai 2012, elle devient ministre du logement et de l'égalité des territoires dans le gouvernement Jean-Marc Ayrault. Une des premières mesures annoncées à sa prise de fonction est le gel des loyers lors d'une relocation.

Son double statut de ministre et de secrétaire nationale d'EELV est critiqué au sein de son parti fin mai 2012, du fait de la « confusion des genres ». Comme annoncé le 7 mai 2012, elle quitte la direction du parti après les législatives, Pascal Durand lui succédant le 23 juin.

En juin 2012, durant la campagne des législatives, Cécile Duflot affirme toujours être favorable à la position de son parti sur la dépénalisation du cannabis, tout en soulignant que ce n'est pas la position gouvernementale. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault indique que cette mesure n'est pas prévue par son gouvernement.

Elle est élue députée de la sixième circonscription de Paris, lors des élections législatives, avec 72,18 % des voix au second tour. Cécile Duflot étant membre du gouvernement, sa suppléante Danièle Hoffman-Rispal siège à sa place à partir du 22 juillet 2012.

Afin de tendre vers l'objectif du gouvernement Jean-Marc Ayrault de construire 500 000 logements par an, un dispositif de soutien à l'investissement locatif devrait prendre la suite de la loi Scellier pour aider à construire 40 000 logements par an. Celui-ci doit avoir un aspect social plus prononcé, en ciblant des locations inférieures à 20 % du prix du marché sous conditions de ressources. En contrepartie, l'incitation fiscale sera de 18 % de l'investissement (limité à 300 000 euros) étalée sur neuf ans.

Le 3 décembre 2012, elle demande à l'archidiocèse de Paris d'intervenir en faveur des SDF, en mettant à disposition les bâtiments inutilisés qu'il possède. L'Église répond rapidement qu'elle offre déjà la protection de ses murs à des sans-abri, et qu'elle ne possède en réalité que peu de locaux vacants, qui ne le sont en outre que transitoirement.

Outre sa position sur le cannabis, elle s'est plusieurs fois distinguée par des prises de position allant à l'encontre de la ligne gouvernementale : opposition à la construction de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, de l'EPR de Flamanville, et, ses réserves concernant la politique d'austérité du gouvernement. Son soutien aux manifestants opposés à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, alors que de nombreux actes de vandalisme ont été recensés et que des policiers ont été blessés, est critiqué par le Premier ministre. Elle rappelle également au gouvernement son engagement en faveur du droit de vote des étrangers qu'elle juge être « une nécessité ». En septembre 2013, elle s'oppose publiquement au ministre de l'Intérieur Manuel Valls sur la question des Roms, considérant que ses propos mettaient « en danger le pacte républicain ».

À la suite de la nomination de Manuel Valls au poste de Premier Ministre en remplacement de Jean-Marc Ayrault, elle annonce - avec le Secrétaire d'État Pascal Canfin - son intention de ne pas faire partie du nouveau gouvernement. Ils se déclarent en désaccord avec l'orientation politique du nouveau Premier Ministre et en tirent donc toutes les conséquences. Cécile Duflot est remplacée à son ministère, le 2 avril 2014, par Sylvia Pinel.

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